@@ Correspondance imaginaire. Durée 1h
"Qu'est-il arrivé à..." aux Bouffes Parisiens, 4 rue Monsigny, 2e, M° Quatre Septembre, station velib 10 rue Choiseul (2012). Tél. 01 42 96 92 42. De Jean Marboeuf, mise en scène de Didier Long, avec Séverine Vincent et Julie Marboeuf
"Je turbine comme une pute le scénario de "Baby Jane". Je ne le quitte plus. Je m'endors, repue, apaisée, comblée, comme dans les bras d'un bon coup."
Il fallait oser. S'attaquer ainsi à Bette Davis et Joan Crawford,deux monstres sacrés des années d'or d'Hollywood et imaginer leur correspondance et leur rencontre sur le tournage de "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?". Représenter ces mythes avec leur grandiloquence mais sans ridicule, imiter ces femmes inimitables. Jean Marboeuf, dans "Qu'est-il arrivé à...", une pièce mise en scène aux Bouffes Parisiens par Didier Long, l'a parfaitement réussi. A travers des lettres vachardes, cruelles, enflammées et drôles, à la plume trempée dans du venin de vipère enragée, il nous dresse des portraits touchants et bien vus de comédiennes en proie à la solitude, au doute et à la folie. Une formidable réflexion sur le métier d'actrice, leur peur d'être oubliée et de vieillir.
Remontons à 1962. Bette Davis et Joan Crawford, deux étoiles déclinantes des années 50, misent leur va-tout sur le film de Robert Aldrich. Diamètralement opposées, ces deux femmes vont se livrer à un vrai jeu de pouvoir pour gagner les projecteurs, se haïr tout en se reconnaissant d'un même monde qui vit ses derniers instants. Et si Bette Davis s'en prend à la "pécore Texane" et ses caprices de diva, si Joan Crawford fustige sa partenaire "has-been", les deux femmes partagent les mêmes peurs et les mêmes aspirations. Sans chercher à les singer, les comédiennes Séverine Vincent et Julie Marboeuf campent deux magnifiques portraits, justes, touchants et drôles, de femmes blessées qui se cachent derrière un ego surdimensionné et une langue acérée. On sort de cette pièce ému, et comme un vent de nostalgie, venant des souffleries de la Warner, passe dans la salle. Et pour terminer, juste pour le plaisir, - pour me faire plaisir car je viens de réécrire toute cette critique, disparue mystérieusement de mon écran au moment de l'envoyer -, je vous livre une dernière réplique, en mignardise. "Qu'est-ce qu'un film, une péripétie, un lieu de rencontre, du temps passé, gagné contre l'ennui, la morosité, la quotidienneté minable de notre existence ? Après... des critiques, des histoires... Quelque fois une légende."
Où sortir après les Bouffes Parisiens ? Les adresses recommandées par Nathalie, du théâtre.
Le Mellifère, 8 rue Monsigny, tél. 01 42 61 21 71. "C'est vraiment juste à côté du théâtre. On est là plus dans le gastronomique, pas le grand luxe mais pas non plus à la portée de tous. On y mange bien, et la carte des vins est bien choisie."
Le Monsigny, 25 rue Saint Agustin, tél. 01 42 96 23 95. "C'est le petit bistrot de quartier qui ne paie pas de mine mais le chef est très bon. La cuisine est simple et réussie. On peut y manger un plat pour dix euros. Les comédiens et les techniciens viennent y manger ou boire un verre."
Le Mesturet, 77 rue Richelieu, tél. 01 42 97 40 68. "A cinq minutes à pied du théâtre, un excellent rapport qualité-prix. L'accueil est chaleureux, la cuisine de qualité, le lieu vraiment très agréable et typique, avec ses poutres dans le genre normand, et on n'y assassine pas les petites bourses. On y découvre aussi des petits vins pas connus et très bons.

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Rédigé par : Moncler outlet | 15 septembre 2011 à 03:05
Good point. I hadn't tohugth about it quite that way. :)Your article looks nice!
Rédigé par : Moncler outlet | 15 septembre 2011 à 03:09
I may have joy again in the fruit of my vineyard; and perhaps that I may rejoice exceedingly, that I have preserved the roots and the branches of the first fruit.
Rédigé par : beats by dr dre | 23 novembre 2011 à 03:50
both old and young, the first and the last, and the last and the first, that all may be nourished once again for the last time.
Rédigé par : Christian Louboutin Outlet | 23 novembre 2011 à 03:52
And if it so be that these last grafts shall grow, and bring forth the natural fruit, then shall ye prepare the way for them, that they may grow; and as they begin to grow
Rédigé par : coach online outlet | 23 novembre 2011 à 03:54