@ Comédie romantique
"La maison du lac", au Théâtre de Paris, 15 rue Blanche, 9e, tél. 01 48 74 25 37. Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 15h30. De 17 à 55 euros. Mise en scène de Stéphane Hillel, avec Maria Pacôme, Jean Piat, Béatrice Agenin, Christian Pereira, Damien Jouillerot et Patrice Latronche.
Comment y aller ? M°Trinité, station velib 62 rue Saint Lazare.
"- Te rappelles-tu le mot que tu m'as cité quand j'ai voulu t'épouser... ? - Non... - Non ? Ah... ! Un mot d'Agatha Christie... que je n'ai jamais oublié... en dépit de mon manque de mémoire... "Si vous voulez que votre mari vous aime de plus en plus à mesure que vous vieillissez... Epousez un archéologue !" Tu ne te rapppelles pas ?"
Amoureux comme au premier jour malgré leurs quatre-vingt années au compteur, Kate et Tom Murphy retrouvent pour l'été leur maison au bord du lac. Celle-là non plus n'a pas changé ou à peine. Le coeur fatigué de Tom et la moustiquaire bringuebalante du chalet en bois continuent malgré tout à faire bonne figure. On se croirait presque dans du Bénabar, mais version américaine côte est. Car ces quatre murs et ce toit résonnent encore de promenades en bateau, de grands gueuletons autour des poissons héroïquement pêchés, de moments de tendresse et d'engueulades mémorables. Seuls manquent les petits-enfants car Claudia leur fille unique a multiplié les maris mais sans trouver le père. Mais cet été-là, elle réserve une surprise de taille à ses parents, en débarquant dans la maison avec Bill Ray, son nouveau compagnon, et surtout Billy Ray,le fils adolescent de ce dernier. Des relations difficiles entre Claudia et Tom à l'éveil à la vie de Billy, ce nouvel été au bord du lac ne sera pas sans surprise.
On se souvient tous du magnifique film réalisé en 1981 par Mark Rydell, avec Katharine Hepburn, Henry Fonda et Jane Fonda. Mais "La maison du lac" est d'abord bel et bien une pièce, celle d'Ernest Thompson à laquelle se sont déjà frottés en France Edwige Feuillère et Jean Marais en 1986, Simone Valère et Jean Desailly en 2001. Pour cette nouvelle mise en scène, Stéphane Hillel dirige Jean Piat et Maria Pacôme. Ces deux-là, vieux routards des planches, nous font partager avec gourmandise la truculence du texte. Les répliques fusent, les bons mots se suivent, et les deux comédiens visiblement ravis nous communiquent leur enthousiame. Les voir jouer serait à lui seul un argument pour aller voir la pièce, surtout qu'ils sont très bien entourés, avec Béatrice Agenin et Christian Pereira. Mais pourtant ce beau spectacle, au décor magnifique, à la distribution exemplaire, à la mise en scène soignée, ne m'a pas totalement conquise. Rien vraiment à redire, mais je n'ai pas été emporté comme je l'aurais voulu par cette histoire d'amour et de temps qui passe. Il manque un je-ne-sais-quoi qui fait les grandes pièces, un rythme pour enlever tout ça. Reste un très bon divertissement, émouvant et drôle,
Où sortir après ? Les adresses de Stéphane Hillel, metteur en scène et directeur du Théâtre de Paris
Risorante Dell'Orto, 45 rue Saint-Georges, tél. 01 48 78 40 30. "C'est un restaurant de vraie bonne cuisine italienne, et non une pizzeria. Et les bons italiens ne sont pas si fréquents. Le cadre est assez charmant, sympathque. Il n'y a pas longtemps, j'y ai mangé des pâtes à l'encre de seiche sublime."
Les comédiens, 1 rue de la Trinité, tél. 01 40 82 95 95. " C'est ma meilleure adresse, le plus agréable. L'accueil est très sympathique et la table très bonne, pour ne citer que le cocktail de tourteaux divin, le boeuf de Salers délicieux, ou le dos de bar de ligne, délicieux. En plus, les tables ne sont pas trop serrées, et si on est pressé, on peut manger au bar. C'est là que j'ai fait notre dîner de première avec les comédiens.
Jean Piat est l'un des comédiens les plus délicieux qui soit et dont la diction élégante et parfaite :un cadeau . Je n'ai pas vu la pièce , hélas, mais j'avais tant rêvé de voir Danièle Darrieux dans ce rôle que la personnalité de Maria Pacôme me paraissait trop envahissante , trop accaparente pour ce rôle en subtilité et en fragilité mélangés à une force étrange et intérieure . Je ne saurai probablement jamais si ...Mais j'aurais aimé voir ce couple Darrieux , Piat s'aimer , se chamailler sur scène , je crains que ce ne soit désormais qu'un rêve ... Je regrette moins aprés avoir lu votre critique , car à travers eux je n'aurai pas supporté juste de l'humour , c'est être transportée que j'attendais d'eux , alors je n'irai pas , Maria Pacôme est une formidable actrice de boulevard mais cette pièce est autre chose et mérite du panache et de l'élégance . Anne
Rédigé par : Anne Chiffon | 28 mai 2008 à 14:37