"Lorenzaccio", au théâtre Le Trianon, 80 bd Rochechouart, 18e, tél. 01 44 92 78 04. Jusqu'au 9 novembre. Mise en scène de Stéphane Gildas, avec Francis Lalanne, Jean-Philippe Ancelle, Giancarlo Ciarapica.
Déjà l'affiche n'augurait rien de bon : les sourcils si dramatiquement froncés et le regard si pénétrant de Francis Lalanne m'avait déjà fait rire. Mais bon, une promesse est une promesse, et je m'étais engagée à aller voir pour vous ce "Lorenzaccio", une pièce cela dit que j'aime tellement que cette mission ne me paraissait si difficile. Et bien.... Pour être franche, je n'ai tenu qu'une demie-heure. Et une demie-heure très pénible.
Je craignais Francis Lalanne, je ne pensais pas que le navire prendrait l'eau dès le début, pilonné par un texte incompréhensible et massacré par les comédiens, une musique "d'ambiance" horripilante, des personnages on ne peut plus caricaturaux, une mise en scène inexistante quand elle n'est pas vulgaire. Pourquoi fallait-il plongé un pauvre jeune homme dans l'entre-jambe de sa soeur enlevée et violentée par le tyrannique Alexandre de Médicis ? La copine qui a eu la malchance de m'accompagner hier soir a trouvé la bonne formule, celle d'un Lorenzaccio de Pigalle. Mais bon, nous avons tenu coûte que coûte jusqu'à l'entrée en scène de Francis Lalanne. Une arrivée qui nous a achevées et convaincues de prendre au plus vite la poudre d'escampette. La soirée s'est finie au Chao Ba, place Pigalle.
j'adore quand tu es méchante, euh, pardon: réaliste!!! je crois que c'est ma critique préférée!! hihihi
Rédigé par : Sophie | 24 septembre 2008 à 17:51
Ma Valou,
un nouveau coup de bec comme je les aime !
Et dire que tu as loupé Frédéric Thiriez (le président de la Ligue de football)...N'est pas acteur qui veut !
Vivement la suite pour un coup de coeur cette fois.
Rédigé par : Jerome | 24 septembre 2008 à 17:59
Je vous trouve injuste avec la mise en scène de Stéphane Gildas. Je ne trouve pas celà vulgaire mais réaliste qu' est ce pour vous la débauche ? Ne seriez-vous pas coincée du trou du cul.
Rédigé par : ANTONELLA | 14 octobre 2008 à 07:36
Je pense être surtout exigeante question cul-ture. Vous avez raison,il est bien question de débauche dans Lorenzaccio, et oui, la mise en scène de Stéphane Gildas la signifie bien. Mais derrière tout ça, je n'ai ressenti ni la beauté du texte, ni la cruauté d'Alexandre que j'ai trouvé grotesque et caricatural dans le jeu, ni le contexte.... que doit révéler la mise en scène. Alors là, la débauche, gratuite, devient vulgaire et insupportable. A mon avis.
Et ravie de ce désaccord, le théâtre mérite bien qu'on s'y dispute un peu plus !
Rédigé par : Valérie Beck | 14 octobre 2008 à 09:26
je suis bien d'accord avec cette critique :)
malheureusement pour moi, naïve que je suis, je suis restée plus longtemps pour "laisser une chance" à ce spectacle et à ses comédiens... j'aurais mieux fait de me barrer dès la première demi-heure
Musset doit se retourner dans sa tombe, Lalanne n'honore pas du tout le texte, qui est récité, exagéré sans raison, en bref une horreur totale...
Rédigé par : clé | 24 octobre 2008 à 23:35
Enfin une vraie critique de cette pièce !! Tant de critiques donnent le sentiment qu'on a payé les journalistes, ou alors qu'ils n'ont aucune référence théâtrale. Pour aimer cette pièce, il ne faut jamais aller au théâtre, avouez, vous qui aimez, que vous êtes surtout des inconditionnels de Lalanne, on ne va pas voir une pièce de Musset (sans être déçu) mais une star qui fait son show (et son chaud...!)Le grand personnage de Lorenzo se trouve considérablement diminué par sa prestation caricaturale, vulgaire et sans finesse. Quand au autres ils font ce qu'ils peuvent pour sauver le navire.. et qu'elle panique ! Quelques combats, quelques colèrepour donner du rythme, quelque larmoiement pour tirer les larmes, mais rien d'intérieur tout en dehors . Une pure exhibition, un vrai caprice de star qui veut se donner l'envergure d'un grand personnage romantique, mais qui es très loin d'en avoir l'envergure. Quand le public cessera d'être un mouton et d'avaler tout ce qu'on lui donne sans rechigner? C'est sûr que le prix des places n'aide pas à admettre à la sortie de ce spectacle qu'on s'est tout bonnement fait léser...
Rédigé par : Teosanzach | 24 octobre 2008 à 23:51