@@@ comédie onirique. 1h05
"Imagine-toi" au Bouffes Parisiens, 4 rue Monsigny, 2e, tél. 01 42 96 92 42. Du mercredi au samedi à 19h, jusqu'au 10 janvier. De Julien Cottereau, mise en scène d'Erwan Daouphars.
Comment y aller ? M°Quatre Septembre, station velib 10 rue de Choisel (2012)
© Véronic ROUX VOLOIR
Aujourd'hui, je voudrais vous parler de l'un de mes coups de coeur, Julien Cottereau dans "Imagine-toi". Julien Cottereau, on l'a d'abord découvert en 2005 avec « Le cirque du Soleil » quand celui-ci est revenu posé son chapiteau en France, après plus de 15 ans d'absence, avec son spectacle « Saltimbanco ». Et là, on le découvre comme le régional de l'étape, le petit frenchy qui parcoure depuis dix ans le monde avec la troupe, dans le rôle du clown Eddy. Cette escale parisienne tombe bien pour lui : dans la salle le soir de la première, un producteur le remarque, au bon moment puisque après 1500 fois à présenter le même numéro, il est feint prêt à lâcher le cirque. Chose faite trois mois plus tard pour une carrière solo avec « Imagine-toi », Molière 2007 de la révélation masculine.
Nous sommes toujours bien dans l'univers du cirque. Julien Cottereau arrive sur scène des Bouffes Parisiens vêtu d'un pantalon trop court et coiffé d'un drôle de chapeau cloche à la Harpo Marx, enfin il est plutôt projeté devant nous par un monstre inquiétant qu'on ne verra pas mais qui se rappelle à nous pendant tout le spectacle avec de sinistres ronflements. Ou est-ce un ogre, une bête mythique, son patron ou même tout simplement lui-même qui ronfle, en écho à un quotidien oppressant prêt à reprendre le dessus ? Car c'est comme s'il nous invitait à entrer dans ses rêves, à suivre les péripéties d'un petit garçon qui s'invente des dangers, des jeux, des princesses emprisonnées et de drôles de monstres.
Tout cela avec seulement une bonne dose d'imagination, et croyez-moi, il n'en manque pas, des mimes et des bruitages. Pas de texte, c'est ici son corps qui parle, et il est bien bavard. Pas de décor non plus, et pourtant les images ne manquent pas. Et là, un balai à la main, il va s'inventer un univers où un chewing-gum collé à la semelle devient violoncelle, corde à sauter et lasso attrape-mouche, une boule en caoutchouc se transforme en balle de jonglage, un chien se mue en espèce de monstre géant. Julien Cottereau est tendre, très drôle et aussi touchant, très attachant.
C'est incroyable avec quelle facilité il nous emmène dans son univers avec moults gestes et borborygmes. C'est le petit fils de Chaplin, de Buster Keaton et du mime Marceau. Et là où il est très fort, c'est qu'il parvient à faire partager son talent, dans une interactivité permanente avec le public. Comme un enfant, il va l'inviter à participer à ses jeux et entraîner quelques-uns sur scène. Tel spectateur va se retrouver à euthanasier une bête agonisante, tel autre jouer au football, ou encore jouer au méchant de service. Enfin, vous avez compris que je suis sous le charme, et je ne peux que vous encourager vivement à le découvrir en famille ! On en ressort léger, heureux, avec quelques années de moins, le sourire aux lèvres et sûrement l'air un peu béat.
(Chronique que j'ai écrite pour l'émission "Des goûts et des couleurs" sur radio Notre-Dame)
Ravi de voir un nouveau papier sur ton blog : tu es trop rare Valérie !
Rédigé par : bontemps | 06 novembre 2008 à 13:46
Merci. J'en prends note et tâcherai d'être plus présente !
Rédigé par : Valérie Beck | 06 novembre 2008 à 13:55
Oh~What i got a great idea over here,now thanks for you sharing and say hope see you nice article in next time!~~~
Rédigé par : Christian Louboutin Outlet | 19 décembre 2011 à 08:07